Agrégateur

Games News! 14/05/18

1 semaine 5 jours ago
Paul Dean

Paul: Hello and welcome to another fresh and frothy Games News (the last one written by me on the Western side of the Atlantic for a little while yet). We have all sorts bubbling up this week, from interesting new releases to controversial accusations, but we can’t possibly lead with any other story

Des bébés monstres à afficher

1 semaine 5 jours ago
Ce soir à 20 heures précises sur la plateforme Game On, Black Book Editions lance la précommande participative pour Monstrueusement mignons, le bestiaire des bébés monstres...

Review: 878 Vikings & Viking Age expansion

2 semaines ago
Quintin Smith
Who remembers Quinns' anciente video reviewe of 1812: The Invasion of Canada? Well, today we've got a redux for you! It's our review of the latest game in that series, 878 Vikings, as well as the Viking Age expansion. And boy, those mechanics have stood the test of time. It's still tons of fun to invade a country with a buddy, rolling handfuls of dice together and stretching your armies too far, too fast. Click play and find out why Quinns calls this series the mac & cheese of wargaming.

Le Roi Arthur : Un Mythe Contemporain de William Blanc

2 semaines 2 jours ago
Phersv

575 pages, chez Libertalia, 2016

Je ne m'attendais pas à être si impressionné par le livre. Comme William Blanc veut tout couvrir dans les reprises du mythe arthurien, non pas seulement les romans, romances, contes ou poèmes mais les films, les comics, les chansons, les jeux vidéo et les jeux de rôle (Blanc a été un joueur et un fan de Pendragon de Greg Stafford qu'il met dans ses remerciements), je craignais un effet de survol ou une liste de compilations mais il y a des lignes fortes qui se dégagent et Blanc (qui est médiéviste) se montre aussi fin critique littéraire ou connaisseur en littérature anthropologique ou mythologique.

Il montre bien l'incroyable souplesse idéologique des reprises du cycle et à quel point la Matière de Bretagne peut être réinvestie et inversée dans de nombreux buts. Mythe gallois contre le reste de la Bretagne, mythe écossais contre les Anglais, mythe fondateur anglais, mythe anti-anglais, mythe païen (ou néo-païen), mythe chrétien, mythe de la Chevalerie, mythe de déconstruction de la Chevalerie (j'avais complètement manqué à quel point le but de T.H. White est clairement d'opposer le Roi Arthur comme projet de civilisation à la brutalité sous-jacente de la chevalerie), mythe écologiste ou au contraire satire de la société pré-industrielle (Mark Twain dans son influent Un Yankee à la Cour du Roi Arthur).

Une des auteurs souvent évoquée en anthropologie est Jessie Weston (1850-1928), une folkloriste inspirée par Frazer, qui rédige à la fin de sa vie, en 1920, From Ritual to Romance. L'interprétation ritualiste est que toute la partie sur la Terre Gaste ou sur le Roi Pêcheur et le Graal serait liée à des rituels agraires de régénération périodique de la Terre : la fonction sacrée du Roi Thaumaturge serait de continuer ces rites archaïques dont les paysans médiévaux avaient oublié les origines. Comme le note Blanc, plus personne ne croit que l'interprétation de Weston puisse expliquer beaucoup de choses dans le cycle médiéval mais l'interprétation a été si influente qu'en un sens, elle a instauré son propre mythe (une des phrases les plus belles de Lévi-Strauss dans Anthropologie Structurale est qu'une interprétation d'un mythe est elle-même un mythe et entre dans l'histoire de ce mythe). Le livre de Weston est même montré par Kurtz dans une scène d'Apocalypse Now de Coppola et il est clair qu'il voulait la caution frazerienne mythique dans son adaptation de Conrad comme son comparse George Lucas avait la caution jungienne de Campbell pour son space opera. Le Fisher King de Terry Gilliam n'est donc pas si original sur ce point. A la fin de ces chapitres sur Weston, on se demande même ce qui n'est pas une métaphore arthurienne sur la Terre Gaste (le perfide T.S. Eliott aurait ainsi prétendu n'avoir utilisé Weston qu'avec ironie dans son célèbre Wasteland). Tout le genre post-apocalyptique devient dès lors potentiellement arthurien (avant même que le jeu de rôle récent Wasteland ne le reprenne aussi explicitement).

Comme je n'ai pas lu l'ouvrage dans l'ordre, je n'ai peut-être pas toujours bien saisi une progression mais il est aussi remarquable que ce soit assez illustré (avec des extraits de comics ou d'images de films par exemple).

Pour finir, pour les fans du cycle de Bretagne, je conseille aussi ce podcast : Rex Quondam Rexque Futurus (par la même équipe de chercheurs qui font aussi l'excellente émission en ligne C'est Pas Sourcé sur l'histoire des religions).

Review: Space Base

2 semaines 2 jours ago
Quintin Smith
Quinns: Ever since team Shut Up & Sit Down first borrowed a camcorder and began proselytising and/or squawking about board games, we’ve been borrowing a line from designer Sid Meier. “A good game is a series of interesting decisions.” But is this true? Six year later, I'm pretty sure that sometimes a good game is one where you roll dice and then nice stuff happens, or perhaps you own a spaceship(!). Well HOLD ONTO YOUR PANTS, because in the newly-released Space Base all of these things are true. Each player starts with 12 ships that are straining at their docking clamps like greyhounds before a race, and you’re going to be shrewdly dispatching them across the galaxy for profit and points. What you’re really doing, though, is designing a slot machine. Won't you listen to me squawk about Space Base? I really like this game.

The Terror, la série produite par Ridley Scott est disponible sur Amazon Prime

2 semaines 2 jours ago
scriiipt

En 1845, Sir John Franklin mène une expédition à la découverte du Passage du Nord-Ouest. Elle est composée du HMS Erebus, commandé par James Fitzjames, et du HMS Terror, placé sous l'autorité du commandant en second de l'expédition Francis Crozier.

L’article The Terror, la série produite par Ridley Scott est disponible sur Amazon Prime est apparu en premier sur SCRiiiPT.

Retour de Chimériades VI

2 semaines 3 jours ago
Phersv


Les Chimériades se sont donc conclues après cette 6e édition (5-8 mai 2018) qui doit être la dernière, et pour plus de détails, je renvoie au compte-rendu en anglais chez Gianni.

Je n'y étais plus allé depuis les 3e Chimériades d'octobre 2011, quand l'invité d'honneur était le génial Jonathan Tweet (la 4e en mai 2014, je ne me sentais pas encore prêt et la 5e de mai 2016 je voulais venir mais j'avais raté l'inscription 10 minutes après l'ouverture).

Une des particularités des Chimériades est d'être une convention qui donne une large place aux jeux de Chaosium comme Call of Cthulhu ou le monde de RuneQuest, Glorantha (comme ses grandes soeurs allemandes Eternal Convention à Stahleck ou le Kraken).


Le château de l'Environnement de Buoux (Lubéron)
***Interlude philosophique obligatoire
Jeff Richard de Chaosium a expliqué avec profondeur que les deux jeux n'ont pas seulement une parenté historique de système ou de règles, ils expriment une dialectique philosophique par rapport au Zeitgeist contemporain depuis le Siècle des Lumières : Call of Cthulhu relève de notre nihilisme et notre finitude angoissée après la Mort de Dieu, l'absurdité abyssale à l'intérieur de nos fictions, Glorantha est le symétrique qui se fonde sur l'espérance mystique d'une transcendance au-delà de toute idolâtrie anthropomorphique des religions organisées, où les mythes pourraient encore jouer un rôle central dans nos vies de créatures finies. Donc en gros, Call of Cthulhu est nietzschéen alors que RuneQuest aurait un fond plus jungien (éliadien, ou peut-être au minimum cassirerien). le premier est un cauchemar apocalyptique alors que le second est un rêve nostalgique. Paradoxalement, je me sens philosophiquement plus nietzschéen (ou peut-être max-weberien) que jungien mais pour jouer, je préfère de loin la mythologie enchantée de Greg Stafford au monde désenchanté de Lovecraft, le fantasme psychédélique du shaman hippie au néo-gothique du puritain fascisant.

***
C'est par exemple à la première Chimériade (2007, quand Greg Stafford venait encore aux Conventions, snif) que la compagnie Sans Détour signa l'accord de traduction de Call of Cthulhu et je crois que c'est à la seconde (quand Sandy Petersen était venu) qu'ils commencèrent à organiser le jeu de rôle / guide du monde sur les Chroniques des Féals d'après les romans de Gaborit avec les illustrations de Nicolas Fructus.

J'ai pu jouer 4 fois (pas de partie le lundi soir) et j'ai eu le plaisir de tester plusieurs systèmes.

1. Grâce à P. Soulignac, j'ai enfin pu comprendre comment s'appliquaient les règles du Drama System. Nous jouions les personnages les plus célèbres du Cycle arthurien, ce qui permettait de trouver directement les conflits dramatiques sans trop d'effort. Mordred a fini en partant en pénitence dans un monastère parce qu'il avait blessé son père. Lancelot et Guenièvre ont failli en profiter pour faire un coup d'Etat avant que Morgane et Merlin ne soignent le Roi légitime mais sans enfant.

Dans cette version, Mordred était un fils illégitime de Morgawse (et non Morgane) mais né avant Gauvain, ce qui permettait une tension nouvelle entre eux : Mordred était un bâtard sans père et Gauvain était le fils du Roi Lot mais d'un autre côté, c'est Mordred qui descendait d'Uther, pas Gauvain. Le MJ nous a dit que dans une précédente version, la résolution avait été plus sanglante avec Arthur tuant Guenièvre avant de se suicider.

Cela dit, je me demande si cela marche aussi bien si on devait définir tous les conflits entièrement sans une base préalable. Les scénarios parus semblent devoir faire appel à des lieux communs ou des présupposés communs pour que cela fonctionne mieux.

2 J'ai testé Shaan avec un des nouveaux auteurs et cela roulait pas mal avec le très bon scénario politique paru récemment dans Casus Belli. J'y jouais un shaman pyromane Woon (les humanoïdes bestiaux et hirsutes qui font un peu penser à des Wookies).

3 J'ai aussi fait une partie mémorable de Mindjammer (2e édition, je me rends compte que je n'ai plus parlé de ce jeu que je continue de suivre depuis mon bref compte-rendu de la première édition en 2011). J'y jouais un des pré-tirés qu'on trouve dans l'écran du MJ, un octopoïde intelligent qui servait à la fois de pilote (il était amoureux de l'IA du Vaisseau pensant qui s'appelait Un Rare Enthousiasme pour La Mission) et de médecin psychologue de l'équipage. Un des moments les plus réussis a été la révélation d'un des principaux secrets de cet univers où le joueur qui jouait le Vaisseau (et qui était un des organisateurs de la Convention) a proposé une hypothèse que l'auteur du jeu Sarah Newton a trouvé assez intéressante pour dire qu'elle en tiendrait compte pour remanier peut-être la publication de son scénario.

4 Je n'ai quand même pas complètement écarté Glorantha et j'ai participé à un scénario avec la nouvelle édition à paraître de RuneQuest où je jouais cette fois un vrai rôle de composition (un philosophe pusillanime et incompétent... non, je n'avais pas créé le personnage, c'était un pré-tiré).

Je parlerai peut-être dans un autre post des rumeurs entendues sur l'évolution de Glorantha et RuneQuest (ce qu'on pourrait appeler un peu vite sa relative "Dé-Heroquestisation" même si c'est plus compliqué).

Mais l'un des éléments les plus plaisants, en dehors de revoir des amis ou de faire la connaissance de Sarah Newton ou Ken Rolston (auteur des campagnes de River of Cradles ou Dorastor), est d'avoir pu enfin avoir le courage (grâce à Rappar, qui force toujours ma timidité) de parler à Rolland Barthélémy, le grand illustrateur qui créa l'emblème de toute la Convention (et dont une des premières couvertures en 1983 fut pour un cycle de romans qui s'appelait justement le Cycle des Chimères). La barbe de Monsieur Barthélémy était devenue si platonicienne qu'il a su se forger une figure de Léonard de Vinci. A ma grand surprise, il connaissait même ce blog (!) et y a même posté souvent des commentaires.

On peut voir ce qui doit être sa première illustration dans Casus Belli, celle dans le n°16 en septembre 1983. Il a récemment encore participé à la réédition de Rêve de Dragon, à Wastburg, à Te Deum Pour un Massacre mais je recommande aussi (en plus des souvenirs rôlistes) sa série Lothario Grimm, qui a un charme jack-vancien.



Merci, Rolland, pour cette amazone (qui doit évoquer un peu Red Sonja ou bien Jar-Eel the Razoress aux gloranthiens) en train d'affronter cette Chauve-Souris géante avec sa rapière.
(Post-Scriptum : le graphic novel inachevé et inédit de Barry Winsor-Smith dont je parlais aux Chimériades est posté là).


Odysséa (Thomas Munier)

2 semaines 3 jours ago
jeepee
Tandis que Troie en ruines termine de se consumer, Ulysse porte son regard vers la mer et aspire à retrouver sa patrie.
Odysséa est un jeu de rôle de Thomas Munier nous invitant à revivre l'odyssée d'Ulysse mais pas celle contée par Homère, enfin oui mais pas seulement. Il s'agit d'une version plus sombre et fantasmagorique, un voyage revisité par Thomas, une épopée tragique où les aventures du roi d'Ithaque croisent les étrangetés de Millevaux.Thomas réussit le tour de force de mélanger le récit mythologique avec les éléments constitutifs de Millevaux que sont la forêt, l'oubli, l'emprise et l'égrégore. Au fil des 43 pages du livret de jeu, étrangement illustré par Thibault Boube et Pierre Morin, on découvre un jeu où la destinée et les choix moraux font partie intégrante de l'univers et des règles de jeu. Thomas met particulièrement l'accent sur les pactes et les prix à payer pour obtenir ce qu'on veut ou pour attendre ses objectifs.Aucun héros ne sort indemne de cette Odysséa; chaque action entreprise est assortie d'un prix à payer, souvent douloureux, d'autant plus douloureux que l'issue de l'action a d'importance dans la suite de l'aventure. C'est le véritable cœur du jeu et ce qui lui donne son charme si particulier.Dans Odysséa, vous pouvez rejouer l'Odyssée ou vous en écarter radicalement. Le temps et l'espace sont traîtres. Les dieux sont cruelles et aux abois. Les créatures de la mythologie sont des Horlas gorgés d'égrégore et de magie noire, la mer est envahie par la forêt.Le meneur de jeu, appelé ici le Confident, est invité à se montrer retord; il ne doit jamais hésiter à reprendre ce qu'il a donné, à malmener ce à quoi les personnages tiennent ou ce pour quoi ils se sont battus. Si les personnages veulent avancer, ils devront faire des sacrifices, pactiser avec les engeances de Millevaux et les dieux, trahir leurs amis, s'allier à leurs ennemis.Plus qu'un personnage légendaire, Ulysse est un symbole dans lequel les personnages pourront s'incarner au gré de leurs aventures. Les joueur.euse.s pourront à loisir endosser le rôle d'Ulysse et/ou de ses compagnons. Nul ne sait si Ulysse réussira à regagner sa terre natale. Nul ne sait s'il retrouvera  sa fidèle Pénélope et son fils Télémaque.
Avec Odysséa, vous avez l'opportunité de vivre et de réécrire cette épopée. A vous de jouer.
Une fois encore Thomas signe une perle du jeu de rôle expérimental; c'est étrange et dérangeant mais aussi très intriguant. J'ai un peu de mal à voir comment mettre en pratique les conseils de jeu mais j'imagine bien l'effet troublant que peut avoir ce jeu sur les joueur·euse·s lorsqu'ils seront confronté·e·s à la mécanique cruelle du prix à payer. On ne sort pas indemne d'une partie d'Odysséa; c'est en tout cas l'impression que j'ai.La lecture de ce jeu allié au visionnage le mois dernier de la série Troy, Fall of a City donne vraiment envie de jouer à Odysséa. Encore faut-il que je trouve le groupe adéquat, ou alors adoucir un peu le propos et le tester avec mes enfants. J'hésite encore. Les jeux de Thomas sont très typés et certaines situations de jeu risquent de choquer les jeunes joueur·euse·s
Après tout, on ne s'aventure pas dans Millevaux impunément.

BRIGANDYNE remporte le GROG d’OR 2018 !

2 semaines 4 jours ago
jamestornade
La page du Grog d’Or 2018 MERCI, MERCI et encore MERCI à tous les matelots du GROG pour cette distinction prestigieuse ! Le Grog d’Or c’est quelque chose. Cela motive à fond pour écrire plein de nouvelles choses. Et j’espère sortir du nouveau avant la fin de l’année. Publicités

Games News! 07/05/18

2 semaines 5 jours ago
Paul Dean

Paul: All right, everyone, stand back. We’ve had reports of some unexploded Games News here and so our team of experts are stepping in to carefully, cautiously and capably dismantle and defuse this thing. This is a complex process and meticulous work.

Quinns: Is it? Nah, let’s dive straight in with

Podcast #77: Shipping & Deceiving

3 semaines 1 jour ago
Quintin Smith
HONK! After a long journey, the latest Shut Up & Sit Down podcast is now docking with your ears. The pinnacle of opinion-container technology, it's 400 metres long bow to stern (but you shouldn't feel a thing since it's largely metaphorical). The thing is, the boys have finally played Container, a ridiculous economic game that'll be enjoying a similarly ridiculous new "Jumbo" edition in July. This podcast also contains chat about Decrypto (see Paul's recent review) and Medici, each of which deliver big experiences in small containers. Finally, we spend a whopping 25 minutes discussing two games: Brass: Lancashire, which is the new edition of classic game Brass, and Brass: Birmingham, the hot new "sequel". We've now played both of these much-anticipated games, and you know what? Going against Quinns' Brass video review, Shut Up & Sit Down can finally recommend Brass. But you'll have to listen to find out why... Enjoy, everybody!