Agrégateur

Bjorn aux Enfers, tome 2, la Mort du Loup

1 semaine 4 jours ago
jeepee
Le périple de Bjorn et de ses compagnons continue. Au-delà de la Porte des Enfers s'étendent les steppes glaciales peuplées de créatures infernales.Ce second volet des aventures de Bjorn aux Enfers prend des airs de voyage de Marco Polo. Nos héros affrontent les étendues gelés du premier étage des Enfers, une région peuplée d'étranges et dangereuses créatures; dans leur quête, ils seront aidés par les bienveillants Petchégols, habitants singuliers de cette contrée inhospitalière.Un roman d'aventure palpitant, une épopée digne des grandes sagas, un voyage surprenant dans des mondes à l'originalité confondante. A lire sans tarder.

Podcast #83: The Villain’s Criminal Google

1 semaine 4 jours ago
SU&SD
Pop on your monocle and climb into your biggest chair, because this is a podcast where we are most definitely the bad guys. First off, Matt and Quinns discuss the be-hyped box of Detective: A Modern Crime Board Game with the help of some royalty-free music. Next, the pair shatter a few dreams with their description of Disney's Villainous board game. There's then a quick discussion of Cryptozoic's Wallet, in which a mob boss has the wallet of a... 9-year-old boy? Finally, the group plumb the depths of Google in a few rounds of Weird Things Humans Search For. Enjoy, everybody! And look forward to podcast #84, because it's gonna be a stormer.

La Prospérité des Pétales

1 semaine 4 jours ago
Phersv

J'ai souvent répété à tort qu'Empire of Petal Throne avait toujours été un échec commercial et n'avait jamais trouvé son public. C'est (relativement) infirmé par ce texte par Chirine : 
EPT was a very good commercial success; according to the Professor's royalty statements and a letter from Kevin Blume, the initial print run of 1,000 boxed sets sold out in three months - at $25 a copy, in 1975! - and TSR then did two more print runs of 5,000 copies each, 95% of which had sold out of stock by the end of the first quarter of 1976. (All remaining copies were sold to Gamescience.)

Unfortunately, this success was the beginnings of the problems that caused Prof. Barker and TSR to part ways. Phil thought he should be getting more money for all the work he was putting into promotion and marketing the product, and TSR had cash-flow issues over the royalty payments removing capital from the company. (This was also the root cause of the issues that Dave Arneson had with TSR, and which were fought out for about five years in a series of lawsuits.)

The IP went into what amounted to fan publication, and since there was no money for investment in things like new products, marketing, etc., the thing basically wilted.Rappelons-le, 25 dollars en 1975, cela représente 115$ d'aujourd'hui. EPT était donc hors de prix (un peu comme RQ III) mais ce qui explique son échec est plutôt le changement répété d'éditeurs et le manque de suppléments, pas son prix initial.

Je pense qu'EPT a vite été une mauvaise conscience pour Gary Gygax comme TSR avait publié un rival pour D&D qui était à mon sens bien supérieur et qui avait de plus un univers qui aurait pu facilement faire de l'ombre au monde de Greyhawk que Gygax finira par publier quelques années après.

Par la suite, quand Runequest est arrivé, le Professeur Barker (qui avait pourtant su inventer un système de compétences et de coups critiques avant RQ)  n'a pas su s'adapter à l'évolution du jeu de rôle et les systèmes sont restés trop vieillots, lourds et simulationnistes (au point que Barker avouait ne pas les utiliser lui-même en cours de jeu !).

"Où vas-tu ?" - Pardon & Fiction

1 semaine 4 jours ago
Phersv

Notre fiction se sert souvent du ressentiment, c'est un des moteurs de satisfaction imaginaire. Un des types dramatiques était la "vengeance sénécienne" (où le héros doit d'autant plus souffrir pour qu'on jouisse d'une catharsis des représailles contre ceux qui l'ont lésé) et l'une des oeuvres les plus adaptées de l'histoire du cinéma est Le Comte de Monte-Cristo.

Je viens de revoir Quo Vadis ?, le film de 1951, et il est frappant de voir à quel point ce peplum se veut à la fois

  • (1) de l'évangélisme chrétien au premier degré où le héros doit apprendre à dépasser les valeurs de violence (film plus chrétien générique américain que catholique comme le roman polonais d'origine de 1896 et en ayant gommé les traces d'antijudaïsme de Henryk Sienkiewicz, où ce sont les juifs qui poussent Néron à persécuter les chrétiens) et 
  • (2) un conflit violent avec vengeance et tyrannicide. 


Le héros apparent, Vinicius, représente au début les vertus païennes d'un Surhomme nietzschéen (Marguerite Yourcenar fera le parcours inverse en faisant des Mémoires d'Hadrien un roman nietzschéen jusque dans sa conclusion). Le roman suit son parcours du patricien romain orgueilleux et violent qui par amour pour une princesse barbare (qui représente originellement la Pologne catholique) va être si impressionné par les chrétiens qui "tendent l'autre joue" et acceptent le martyre qu'il va finalement se convertir dans l'arène.

Mais ce personnage de Vinicius permet au christianisme de jouer sur les deux tableaux dans la fiction; le discours de la non-violence et la satisfaction refoulée de la violence, la critique du ressentiment et la jouissance du ressentiment. Pierre et les autres se laissent persécuter (c'est le titre : "Où vas-tu, Seigneur ? Je vais à Rome pour être crucifié à nouveau"). Le colosse Ursus  (qu'on retrouve dans de nombreux autres peplums depuis le Maciste de Cabiria, 1914) et Vinicius prétendent partager ce pacifisme avant de tabasser leurs ennemis et finalement de renverser Néron par la force. Le christianisme l'emporte à la fois en foi résignée des martyrs par la force d'âme et dans le courage viril par la force physique. Il veut à la fois le frisson de la mort acceptée (le Martyr) et de la tuerie héroïque (le Gladiateur), le supplément d'âme chrétien anti-spectacle et le spectacle anti-chrétien du divertissement.

Cela rend l'histoire un peu hypocrite ou de mauvaise foi : on doit admirer le refus de la violence ("tendre l'autre joue", "pardonner à ses ennemis") et en même temps considérer qu'il faut vaincre par des moyens plus humains et moins sublimes. Le Christ devient glaive, Lion (comme dans Narnia) et soldat. C'est comme si la fiction chrétienne disait que le christianisme est trop élevé pour s'adapter à la fiction.

(On a le même pathos ambigu dans Le Comte de Monte-Cristo où le personnage dit renoncer à la vengeance au moment où elle s'est presque déjà complètement réalisée, ce qui permet un "pardon" généreux assez facile qui intègre tous les plaisirs malsains de la vendetta).

La sérénité païenne de l'épicurien

En revanche, là où l'hypocrisie ou bien l'ambiguïté de Quo Vadis ? est bien plus habile que dans ce christianisme est le vrai personnage principal du roman, Pétrone, l'auteur du Satiricon, qui sert de commentaire décalé par rapport au message évangélique. Il est le flatteur cynique et ironique qui ne cesse de glorifier et manipuler Néron tout en le critiquant, comme une mauvaise conscience.

Même s'il désapprouve les persécutions par souci de justice, il ne fera pas du tout d'itinéraire chrétien. Contrairement à Vinicius (fictif) ou l'autre membre de sa famille Sénèque, Pétrone représente plus un "stoîcien" éclectique très épicurien (un peu comme l'usage que Sénèque fait de l'épicurisme dans les Lettres à Lucilius). Il se réduit lui-même à un fêtard, un lâche voluptueux, un pourceau d'Epicure mais périra en s'ouvrant les veines avec les comploteurs stoïciens, avec plus d'humour détaché qu'eux. Pour le livre chrétien, il représente clairement une Rome dépassée, trop amorale dans son éthique et pourtant son ironie nous séduit plus que le chemin spirituel de Vinicius.

L'esclave, la liberté et la mort

Un dernier élément plus étrange de Quo Vadis ? est le thème de l'esclavage accepté dans la mort comme une inversion de la Dialectique du Maître et de l'Esclave ou peut-être une intuition ironique du thème nietzschéen selon lequel le christianisme n'était qu'une religion faite pour les esclaves.

Chez Hegel, le maître est celui qui a affronté la mort et l'esclave devient tel en refusant de mourir, en préférant vivre que de rester libre.

Eunice est au contraire l'esclave amoureuse de son maître (Pétrone) qui se tue pour l'accompagner jusqu'au bout. Acté, affranchie, sera la seule à rester vraiment fidèle à son ancien maître le Tyran (Néron) en le tuant pour le délivrer de la vengeance et de la souffrance (alors que son ex-maître craint trop la mort pour se la donner). Les deux femmes esclaves ne sont pas chrétiennes (même si Acté a de la sympathie) mais ont intériorisé un amour du maître terrestre qui dépasse toute crainte de la mort.

Christopher Stork n’exite pas, mais il existe

2 semaines ago
Iso

Christopher Stork est un pseudonyme collectif utilisé par les écrivains belges Stephan Jouravieff et José-André Lacour. Autant dire qu’heureusement qu’il y a internet de nos jours, parce que pendant longtemps j’ai cru qu’il s’agissait bien d’une seule personne. Les romans de science-fiction/anticipation signés par Christopher Stork m’ont beaucoup marqué, et la découverte d’un de ces …

L’article Christopher Stork n’exite pas, mais il existe est apparu en premier sur SCRiiiPT.

"Up to 4 Players", en français !

2 semaines 1 jour ago
Olivier
I. EN FRANCAIS, DANS LE TEXTE ! :-) Vous vous souvenez de la BD "Up to Four Players" dont je vous avais parlé ? Ce génial petit webcomic, illustré avec talent, qui décortiquait pour nous diverses règles de JdR ? Eh bien, le site Savagetorgan.net a traduit...

Perdu dans la Montagne de Feu

2 semaines 1 jour ago
jeepee
J'ai récemment acheté la 5ième édition du Sorcier de la Montagne de Feu, ouvrage emblématique des Livres Dont Vous Êtes Le Héros.Rappelons au passage que ce livre est le premier de la collection Défis Fantastiques, paru en 1983 et traduit par Gallimard en 1984.J'avais déjà chroniqué ce livre-jeu dans un précédent article; c'était donc une relecture mais aussi l'occasion de découvrir les nouveautés de cette 5ième édition.L'histoire reste la même et le texte identique, ainsi que les règles de jeu.Le changement le plus significatif est sans aucun doute le choix de nouvelles illustrations, tant en couverture (Robert Ball) que pour les illustrations intérieures (Vlado Krizan). Ce changement d'identité visuelle a déjà fait coulé beaucoup d'encre chez les passionnés. Il est vrai qu'on pourrait regretter les illustrations originales de Russ Nicholson. Pour ma part, j'ai été séduit et intrigué par ces nouvelles illustrations, nettement plus modernes et qui devraient attirer un nouveau public, plus jeune.Il faut avouer que l'ouvrage original date quand même de plus de 30 ans et que, sans vouloir dénigrer le travail d'illustration de Russ Nicholson, les dessins proposés ici sont très corrects et plus dans l'air du temps, sans doute aussi plus à même d'attirer un nouveau lectorat. Il faut aller de l'avant, que diable !Autre changement: le Scriptarium a collaboré à cette nouvelle édition et nous propose trois héros prêts à jouer pour démarrer l'aventure. En fin d'ouvrage, on a droit à une mini-encyclopédie d'Allansia avec des informations sur les lieux et les protagonistes de l'aventure. On en apprend plus sur le sorcier Zagor et sur la ménagerie qui peuple les couloirs de la Montagne de Feu.Dernier point, en début de livre, Léo Hartas nous propose une carte d'Allansia; cette carte, à l'ancienne, replace de nombreux lieux issus de la collection Défis Fantastiques.Dernière touche en toute fin d'ouvrage avec les quelques livres-jeux de la collection Défis Fantastiques déjà disponibles dans cette 5ième édition et un encart sur le jeu de rôle Défis Fantastiques sorti chez le Scriptarium
Pourquoi ai-je intitulé cet article "Perdu dans la Montagne de Feu"?Pour la simple et bonne raison que je me suis perdu dans le labyrinthe de couloirs et de salles de la Montagne de Feu. Arrivé à un certain paragraphe marquant l'entrée du labyrinthe précédant la salle où se terre le sorcier Zagor, je me suis tout bonnement égaré dans le dédale de couloirs et de corridors, tournant en rond et désespérant d'en trouver la sortie. Et bien entendu, je n'avais pas tracé de carte. Honte à moi: je me suis finalement tourné vers une solution proposée sur Internet. Je sais: c'est mal.Le plus injuste, c'est que j'avais dans mon sac à dos tous les objets requis pour arriver à bout des pièges et des monstres, y compris le sorcier Zagor que j'aurais vaincu sans difficulté. J'avais les clés requises pour ouvrir le coffre et m'emparer du trésor... mais sans la soluce, sans doute serais-je encore en train d'errer dans les sombres couloirs de la Montagne de Feu, ce qui prouve bien que le grand Zagor n'a pas dit son dernier mot.

Dix ans de blog. Stop ou encore ?

2 semaines 2 jours ago
Olivier
25 mars - 04 aout. Plus de quatre mois que je n'ai rien écrit sur dices.overblog. Pas le moindre petit article. Pas la moindre nouvelle. Rien du tout. Croyez-moi, n'avoir rien écrit, rien posté, rien publié, m'a fait un bien fou. Après dix ans d'articles,de...

Mythic Britain : la quête de la VF

2 semaines 2 jours ago
Arasmo
Vous trouvez que les Terres du Milieu sont un décor en carton-pâte, que Gandalf est un magicien de pacotille et qu’Aragorn est plus clochard que roi* ? Alors, visitez la Grande-Bretagne de l’Âge sombre en compagnie du mystérieux Merlin et du majestueux roi Arthur ! La Grande-Bretagne des Ve et VIe siècles est un terrain de jeu […]

Bjorn aux Enfers, tome 1, le Prince Oublié

2 semaines 4 jours ago
jeepee
Nous retrouvons Bjorn le Morphir alors qu'il vient d'accepter une périlleuse mission que lui a confiée le roi Harald: descendre aux enfers, royaume de la malfaisante Mamafidjar, pour en ramener le prince Sven, fils du roi et héritier du trône.Commence alors une quête digne des grandes sagas; accompagné de sa fiancée Sigrid, de Ketill le Rouge, fidèle chevalier du roi, Svartog le demi-Hirogwar, d'une chèvre et d'un bébé dragon, Bjorn affrontera maints dangers et déjouera maints pièges sur la route souterraine qui le mènera aux portes des Enfers.
La suite de Bjorn le Morphir et le premier tome d'une quête initiatique digne du Seigneur des Anneaux de Tolkien.
Avec Bjorn aux Enfers, Thomas Lavachery nous propose une saga palpitante et pleine de surprises. Mention spéciale aux créatures qui peuplent le monde souterrain qui sont des plus originales.Un roman jeunesse qui gagne à être connu. A lire tranquillement.